Défi natation de Berthier-sur-Mer

Émilie Fortin

Lorsque Émilie a reçu l’appel du comité organisateur ce printemps, lui demandant d’être co-invitée d’honneur du Défi Natation 2024, elle a avoué sa surprise. Que pourrait-elle bien apporter de bien particulier comme message à vous tous qu’elle rencontre chaque année? s'est-elle alors demandé. Pourrait-elle accoter les personnes qui l’avaient précédée à ce titre dans les années passées? Avec un peu de recul, elle a réalisé que chacun avait sa petite histoire, et c’est avec générosité qu’elle nous a livré la sienne.


Comme la plupart d’entre vous, commence-t-elle, elle a amorcé la natation en suivant des cours. Au début, rien ne laissait espérer un très grand potentiel. En fait, jusqu’à l’âge de 12 ans, elle était très souvent en bas du listing, mais aimait bien la gang du club et avait beaucoup de plaisir à la côtoyer. C’est à partir de ce moment qu’elle a souhaité performer. Sans compter les heures d’entraînement, elle s’est alors mise à constater son progrès. À l’âge de 13 ans, elle a atteint ses premiers standards canadiens juvéniles, ses canadiens juniors l’année suivante, puis ses canadiens seniors à l’aube de ses 16 ans. À ce moment, elle était classée première au Québec au 200m dos dans sa catégorie d’âge en bassin de 50 mètres. Elle avait aussi de bons classements au 100m dos, 200m QNI, 400m QNI, 200m papillon, 200m brasse et 400m libre. Bref, ça allait plutôt bien pour elle… sauf à un détail près : elle n’était plus motivée. L’entraînement très intensif lui avait occasionné des maux au dos et aux épaules. La pause qu’elle souhaitait prendre ne lui a pas été accordée par son entraîneur, ainsi elle a poursuivi à ce rythme jusqu’à la fin de son secondaire, non sans défi, puisqu’alors, elle ne sentait plus qu’elle s’entraînait pour elle.


Lorsqu’elle a finalement arrêté la natation compétitive, comme nombre d’athlètes, elle a traversé une période difficile, et de nombreuses années se sont écoulées avant qu’elle puisse renouer avec son sport. Dès lors, de nouveaux défis l’attendaient, mais sans pression aucune : le Raid des Appalaches en 2012, le triathlon olympique de Charlevoix et le demi-marathon de Rimouski en 2014. La seule activité qu’elle inscrit chaque année d’une croix indélébile à son agenda, c’est notre Défi natation, révèle-t-elle. Pas une très grosse compétition certains diront, mais selon elle, c’est ce qui fait sa force et sa beauté! Chaque année, elle a l’impression d’aller à une fête puisque chacun semble heureux d’y être. Et tandis qu’Émilie souhaite une longue vie à vous tous et à l’événement, le comité organisateur se joint aux vœux pour lui souhaiter une douce et pérenne pratique de la nage en eau libre!

 

Jean Caron 

C’est au début des années 80 que Jean a commencé à s’entraîner à la piscine municipale de Montmagny, aujourd’hui, la piscine Guylaine Cloutier. Des bienfaits sur sa santé, il en constatait plusieurs autant physiques que mentales ! Il s’est donc inscrit au Club des maîtres de Montmagny où, tous les matins, avant de se rendre au travail, il partait s’entraîner. À l’époque, il ne faisait que quelques longueurs de piscine, mais par sa détermination et sa motivation, il a réussi à améliorer son entraînement.

 

Même s’il n’a jamais disputé de compétitions à proprement parler, il a participé à de nombreuses activités aquatiques. Pendant plusieurs années, il a été capitaine d’une équipe de nageurs au défi Je nage pour la vie, un défi de nage à relais qui se déroulait une journée entière à la piscine municipale Guylaine Cloutier et où les équipes étaient invitées à nager collectivement 250 km en piscine, soit 10 000 longueurs. Le défi s’inspirait de l’exploit réalisé par Pierre Létourneau en 2006, où il a nagé dans le fleuve Saint-Laurent les 250 km qui reliaient Montréal et Québec en s’associant à la cause de la prévention du suicide.

 

Jean se dit fier de participer au défi natation de Berthier-sur-Mer et de réussir, chaque année, son objectif : toucher à la fameuse bouée jaune annonçant l’arrivée!

 

Une belle occasion de souligner la Fête nationale, souligne-t-il en terminant, juste avant de lancer cette invitation : nageuses, nageurs et kayakistes, rejoignez-moi dans le magnifique et surprenant plan d’eau qu’est le fleuve Saint-Laurent ce 24 juin prochain!

 

Émilie en compagnie de sa fidèle accompagnatrice, Céline Auger.

Émilie en compagnie de sa fidèle accompagnatrice, Céline Auger

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